Aline au pays des mailles.

20 mai 2018

Mon Boxy.

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Le pull "tube" ne date pas d'hier, il a été le vêtement phare des années 70 ! Je suis une consommatrice naïve et j'aime penser qu'on nous propose constamment de la nouveauté, et pourtant, tout est un perpétuel recommencement... 

À sa sortie en 2012, le patron du pull Boxy de Joji Locatteli, a lancé une petite révolution sur la tricosphère ! Pourquoi ? Parce qu'elle a remis au gout du jour cette fameuse coupe "tube" qui a très vite été rebaptisé par de nombreuses tricoteuses "boxy" ! Oui, en anglais ça sonne toujours mieux !

Et si on parlait de mon dernier projet  tricot ?

Il m'aura fallu 6 ans pour le glisser sur mes aiguilles, et malgré les nombreuses versions (worsted, vneck, buttony), j'ai choisi de tricoter la première (Boxy). Joji Locatelli est une créatrice que j'affectionne pour la simplicité de ses patrons, mais attention, cela ne veut pas dire que ses designs ne font pas leur petit effet !

Le sweater a une construction bottum-up, qui n'est pas ma préférée, les centaines de mailles qu'il faut travailler sur une quarantaine de centimètres ne sont pas en cause ! Travailler un modèle top-down à des avantages, comme essayer et ajuster en cours le modèle, alors qu'ici, il faut se fier à son échantillon et espérer que le blocage ne viendra pas tout gâcher. Je n'avais pas peur que mon Boxy prenne de l'aisance mais la longueur du pull m'a vraiment laissé dans l'expectative. Sera-t-il trop long ou pas ?

Le patron est proposé en version "body seamless" (tricoté en rond) ou "seamed" (travailler en aller-retour / avec coutures). Les manches et le col, dans les deux cas, se travaillent en rond. Vous vous en doutez, j'ai opté pour un travail aux aiguilles circulaires, avec la plus petite taille, 28/30 ! Je ne vous mentirais pas en vous disant que l'interminable jersey ne m'a pas blasé et démotivé, toutefois je me suis accroché et n'avoir qu'un seul projet est un atout, l'échéance arrive plus vite !

Le soulagement s'est fait ressentir quand je suis arrivé à la partie du buste, où l'on crée la séparation du devant et du dos. Le haut du pull est la section que j'ai vraiment appréciée tricoter, avec les rangs raccourcis (German short row) et le point de godron qui apporte un peu de fantaisie. Je me suis permis une modification pour le haut du corps, j'ai tricoté la hauteur de la taille 3 (36/38). Je porte souvent des chemises sous mes pulls et il me faut un peu plus d'aisance au niveau des manches. 

C'est qui ta lainière ?

Un projet tant attendu qui méritait une très belle laine, comme celle de La Fée Fil. Son Merinos SW est une 100% laine, proposé en coloris semi-solid, c'est à dire non unie. Au vu de l'uniformité du pull, il lui fallait bien une qualité qui donnerait un résultat aléatoire avec des changements de coloris. Que vous dire de plus sur cette merveilleuse laine que j'ai adoré tricoter et qui répond à toutes mes attentes. Un joli drapé, de la douceur, un coloris vibrant (Lettre à la plume) et une laine de qualité....

Normalement, j'insiste sur ce terme, il est vivement recommandé de travailler en alternant les écheveaux, en effet même si la laine est issue du même bain, cela évite les démarcations lors du changement de pelote. C'est une recommandation que je ne suis jamais... Pourquoi ?

Alterner les écheveaux demande de la dextérité, ne pas trop serrer le travail et avoir une tension très régulière. Si cela n'est pas fait correctement, la souplesse du tricot est alors mise à mal . J'ai toujours la hantise de me retrouver avec un côté plus court que l'autre !

Les initiés remarqueront la "belle" démarcation, juste au niveau de mon buste, mais personnellement ça ne me pose pas de problème, j'aime mon pull tel qu'il est ! Ça lui donne une petite touche "so faded" !

Le mot de la fin !

Ce qui devait arriver, arriva... Mon Boxy s'est détendu et malheureusement a atteint une longueur (64 cm) qui ne me convenait pas ! Un bout coup de ciseau a été nécessaire, aucune autre éventualité n'était possible à cause de la construction du pull, tricoté du bas vers le haut. J'ai donc passé un fil de sécurité à la hauteur où je reprendrais mon travail et tricoterais mes côtes 1/1 et j'ai coupé !  À présent, il mesure 58 cm et son aisance est de 144 cm.

Je l'adore et vais en prendre grand soin, car je ne suis pas prête à tricoter un second boxy de sitôt ! C'était un sacré challenge, un mois et demi de travail et de douleur tendineuses mais je suis tellement fière du résultat !

Plus d'informations sur mon compte ravelry -->  Aline Oriol  .         

 

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Modèle :  Boxy de Joji Locatelli.

Taille réalisée :  taille 28/30.

Laine : x4 écheveaux Mérinos SW de La Fée Fil, coloris Lettre à la plume.

Aiguilles circluaires : n°3 et 3,5 mm.

 


23 mars 2018

Swirling ribbons socks.

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Aujourd'hui sur le blog je reviens vous parler fantaisie ! Évoquer mon dernier projet me tenait vraiment à coeur ainsi que de vous faire découvrir, si vous ne la connaissez pas encore, Chloé Tisserin Coquet. Il y a deux ans, en plein apprentissage et recherche technique sur les méthodes de construction  de chaussettes au tricot, je suis tombé par hasard sur cette créatrice...

Devinez ma joie, de trouver enfin une Designer tricot qui propose des accessoires pour les pieds et leurs patrons en français ! Ses points texturés, tout en relief, ou encore dentelle, m'ont au premier abord déstabilisé, j'avais une idée assez tranchée sur le genre de chaussettes que je souhaitais pour mes pieds. Des bas rayés, voilà où s'arrêtaient mes envies, c'est a dire bien loin du type fantaisiste qui lui est propre.

À mille lieux de mes projets, je me suis complètement laissé séduire par ses modèles, et je ne le regrette assurément pas ! Le premier à s'être glissé sur mes aiguilles est le modèle Gliding birds, tricoté en Cassioppée de Lain'amourée. A ce jour c'est ma plus belle paire de chaussettes, depuis le début de l' hiver, elle ne quitte pas mes pieds !

Et si on parlait de mon dernier projet chaussette ?

Vous l'aurez compris, cette fois-ci, pour ma neuvième paire, j'ai choisi de m'exercer avec le patron Swirling Ribbons de Chloé et la qualité Sweet'chaussette de Petit bout de Laine. Le modèle est vraiment travaillé, ce que j'aime tout particulièrement ! Le motif dansant se déroule tel un ruban sur le corps de la chaussette, ce qui leur donne une allure sophistiquée.

Du côté de la technicité, les bas ont une construction "Cuff down", travaillé des côtes torsadées à la pointe et sont fermés par un grafting. Et là, où l'on pourrait voir un motif très compliqué à réaliser, il s'agit tout simplement d'un enchainement de jeté, ggt, ou torsades... Deux motifs rubans (de soie) se succèdent pour donner aux points ses jolies courbes. N'y voyez rien d'obscur ! La motivation que suscite ce genre de point est agréable, on est captivé par l'envie de voir la chaussette se dessiner !  

À mon premier essai, j'ai contacté Chloé étant donné le résultat dissemblable que j'obtenais. Dans le patron, il est écrit tricoter "comme ceci" pour "Gauche" et "Droite" sans autre indication, bêtement, j'ai pensé que cela s'appliquait à distinguer les côtés. Et bien non, les termes sont ici employés en référence du pied gauche ou droit. Après coup, je peux vous dire que je me suis sentis bien ridicule !

Cependant, comme quoi, à chacun sa manière de penser, ce qui peut être clair pour les uns, peut ne pas l'être pour les autres... En tout cas, j'ai été ravie d'échanger avec Chloé, qui est très disponible et agréable !

C'est qui ta lainière ?

Mon écheveau Sweet'chaussette de Petit bout de laine en a vu de toutes les couleurs, il a été préalablement travaillé d'après le patron Hermione's everyday socks, puis détricotée car je n'aimais pas le résultat. Un bon test pour mettre à mal une laine et gagé sa qualité ! Elle n'a subi aucune altération, c'est une très belle qualité avec une composition idéale pour tricoter des bas (75% merinos superwash et 25% nylon).

On parle de ce coloris ? Explosion noire ! Il se découvre et s'apprécie maille après maille et je dois dire que le modèle met vraiment en valeur le travail d'Audrey ! Également, à mentionner, elle utilise des teintures écoresponsable "Greener Shades" sans métaux lourds. Un vrai engagement qui se veut respectueux de l'environnement ! Je peux vous dire que j'ai hâte de travailler le dernier écheveau de sweet'chaussette qui se trouve dans mon stash !

Le mot de la fin !

Il y a des rencontres que l'on ne regrette pas ! Indépendamment je connais le travail de Chloé puis celui d' Audrey, mais leur collaboration est une belle évidence ! Car oui, elles ont toute deux travaillés à l'élaboration d'un kit pour le modèle Swirling ribbons, malheureusement il est presque épuisé sur l'e-shop de Petit bout de Laine. Dépêchez-vous !!!

Ce projet m'a permis d'allier différents aspects créatifs, j'ai enfin un sac à projet digne de ce nom pour ranger mes chaussettes en cours ! Clairement, ce n'est pas moi qui l'ai cousu, mais j'ai secondé pour tous les aspects préparatifs de la couture ! Si le tutoriel couture "Squishy project bag" de Erica Arndt vous intérèsse, c'est par --> ici !

Alors qu'est ce que vous pensez de cette nouvelle paire ?

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Toutes les informations sur mon compte ravelry --> Aline Oriol.

 

Modèle : Swirling ribbons de Tisserin Coquet.

Taille réalisée :  taille M/38.

Laine : Sweet'chaussette, coloris Explosion noire, de Petitbout de Laine.

Aiguilles circluaires : n°2,5 mm.

 

17 février 2018

Indian summer socks.

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Se conforter dans le train-train quotidien et prendre des habitudes est-il si mal que ça ? On nous affirme que la routine fait obstacle à l'évolution... 

Là vous êtes certainement en train de vous demander, de quoi nous parle-t-elle ? De tricot, bien sûr ! Tricoter des chaussettes est devenu ma routine depuis quelques mois, certaine doive déjà s'offusquer en lisant ses lignes, étant donné que ce genre de projet est considéré sur le plan créatif comme facile, sans technicité...  Pourtant enchainer les mailles sans que cela demande une réflexion est vraiment relaxant !

C'est comme ça que ma huitième paire de chaussettes est tombé de mes aiguilles et je vous confirme, encore, que je ne compte pas m'arrêter là ! Cet hiver mes pieds en voient de toutes les sortes, à la maison je porte sans cesse mes chaussettes Arlequin, Itty bitty foxy ou Hermione... Au-delà de tenir chaud à mes pieds, toutes ses couleurs printanière ou estivale font du bien au moral. Suis-je la seule à me demander si la dépression saisonnière ne va pas frapper pas à ma porte ?

Vous l'aurez compris, confectionner cet accessoire m'amuse, les nombreuses heures durant lesquels je travaille sur mon projet sont un vrai moment de détente ! On peut dire que j'ai trouvé mon tricot zen ! Je suis sûre que vous vous poser la question ? Mais ne s'ennuie-t-elle pas avec tous ses projets de chaussettes au tricot ? Et bien les chaussettes ne sont pas du tout devenues une formalité pour moi, bien au contraire !

Et si on parlait de mon dernier projet chaussette ?

Il y a tellement de manière, de façon d'obtenir un seul et même résultat que je ne m'ennuie pas du tout en tricotant cet accessoire ! À chaque paire de chaussettes, un défi différent ! C'est un peu la singularité de ce projet, je n'ai pas travaillé le talon de mes Indian Summer  comme j'ai l'habitude de le faire. J'ai osé le talon après coup, de son nom original "AfterTought Heel socks ", cette technique consiste à construire le talon après avoir fini la chaussette.

Ce petit détail bouscule l'ordre de montage auquel je m'étais habitué et ce n'est pas pour me déplaire ! Un peu angoissé par la peur de ne pas maitriser la talon après-coup, la technique du "Fish Lips Kiss Heel" m'avait demandé beaucoup de persévérance, j'ai fais un gallot d'essai avec quelques restes de laine Régia et le résultat m'a étonné.

Le Talon "AfterTought Heel" a complètement détrôné la méthode du "Flkh" à mon sens, la régularité des mailles sur la ligne de diminutions est parfaite, et avec un peu de pratique, exit les petits trous aux coins des talons. J'ai visionné des dizaines de vidéos avant de trouver le bon tutoriel qui serait à la fois didactique et simple à retenir.

Au final je n'en ai retenu que deux, celui de Paule qui en français, et celui de Just One more row qui explique comment éviter les petits trous disgracieux quand on tricote la partie du talon et qu'on relève les mailles. Pour résumé le talon AfterThought Heel se distingue en trois étapes, relever les mailles, tricoter le talon à l'aide de diminutions puis fermer avec une couture en grafting.

La seule interrogation que je peux encore avoir concerne la résistance du talon.... Et seul le temps me le dira !

C'est qui ta lainière ?

Je garde espoir de pouvoir un jour travailler une pelote de laine auto-rayante de Stray Cat Socks où Biscotte yarns (Uniforme du sorcier #teamharrypotter) mais en attendant j'ai passé une deuxième commande chez Les Jolies de Milie. Sa qualité Love Sock m'a plu et j'avais été ravie de mes précédentes paires, je me suis donc jeté sur son coloris n° 24.

Le mot de la fin !

En ce moment je teste divers patrons ou matières, je deviens de plus en plus frileuse quant au fait de dépenser une trentaine d'euros pour un écheveau de laine à chaussette, de surcroit quand les paires les plus résistantes ne sont pas celles que j'aurais imaginées, mais c'est un autre sujet que j'aborderais bientôt avec vous car j'attends d'avoir le recul nécessaire pour vous en parler...

En tout cas je peux vous dire que mes prochaines chaussettes seront tricotées en Goomy 50 de Bergère de France et que je viens de recevoir ma pelote Kinda magic sock, que vous avez très certainement vu passer sur la toile, de Régia&Woolandthegang. Ma plus grande envie du moment reste les aiguilles Addi Crazy trio mais impossible de mettre la main sur une paire, elles sont "Out Of Stock" partout ! Je vous le dis, on n'a pas fini de parler de chaussette par ici !

Et vous, vous préférez quelle technique ou méthode, pour tricoter vos talons de chaussettes ?

 

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Modèle : Toutes les informations sur mon compte ravelry --> Aline Oriol.

Taille réalisée :  taille 38.

Laine : Love Sock autorayante n° 24 de Les Jolies de Milie.

Aiguilles circluaires : n°2,5 mm.

 

25 janvier 2018

Le bonnet à pompon.

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Je cherche souvent l'inspiration dans les vieilles revues jaunis par le temps, les anciennes collections sont quelquefois plus inspirantes... La raison fait aussi que des dizaines de mains ont manipulé les patrons et les retours sont toujours percutants. Rare sont les catalogues qui permettent d'évaluer un vêtement, accessoire au tricot, et en partie, à cause, des photos proposés sous format lookbook qui ne laisse pas de place au détails.

En 2012 mon inscription sur le site Ravelry m'a permis d'organiser autrement mon loisir créatif, cet outil a été une petite révolution et est devenu mon registre ou j'annote, donne mes avis et trouve l'inspiration. La gamme de patrons et en particulier les photos de tricots s'élèvent à un nombre ahurissant, un bon moyen de se faire une idée et d'éviter les mauvaises surprises lorsqu'on projète un nouveau tricot !

L'accessoire dont je souhaite vous parler aujourd'hui est sortit en 2014, et c'est à ça, qu'on voit les modèles indémodables et les valeurs sûres.

Et si on parlait de ce projet ?

Le bonnet Skiff de Jared Flood aka Brooklyn tweed se décline en deux versions, beanie ou watchcap, le premier est un petit bonnet très ajusté alors que le second arbore un large revers côtelés et contre toute attente c'est celui-là même qui m'a séduite ! Le corps excessivement long, enfin pour moi, est constituer d'un joli jeu de torsade, de point texturé tel le point de riz, quant à la base, la simplicité du jersey envers sublime tous les motifs. En résumé un projet où l'on ne s'ennuie pas !

C'est un patron aux détails techniques bien pensé comme le montage tubulaire pour réaliser de jolies côtes régulières mais également un rang de revers pour faciliter la mise en place du pli des côtes. Le corps de l'accessoire me fait beaucoup penser à un tricot de style aran avec ses motifs caractérisés tel que les torsades serrées ou losanges en croisillons...

J'ai respecté le diamètre et les changements d' aiguilles préconisées, les dimensions obtenues, à plat, sont de 14cm pour les côtes et 18 cm pour le corps. Clairement c'est un accessoire a sortir lors de grand froid hivernal ! Moi qui habituellement boude ce genre de finition, je n'imaginais pas mon bonnet Skiff sans un pompon. Entre la version proposé en laine, qui ne m'a pas convaincu, et la possibilité de faire tout autrement, j'ai opté pour le pompon en synthétique.

Par hasard mais surtout par grande chance, j'ai trouvé mon bonheur aux rayons mercerie chez Bergère de France, qui propose un pompon avec un système de fixation à pression. Une attache très judicieuse qui permet de rendre le pompon amovible, le lavage ne sera plus une corvée ou un dilemne. La chose la plus difficile a été de choisir le coloris qui mettrait en valeur les nuances de ma laine.

C'est qui ta lainière ?

Skiff se tricote avec une laine de type worsted (échantillon= 26m/32rgs), j'ai alors parcouru les revendeurs de matières pour trouver la qualité idéale pour tricoter ce bonnet. La qualité Brooklyn Tweed Shelter, initialement utilisé, est déjà passé sur mes aiguilles et je ne suis sensiblement pas attiré par sa texture. Je me suis donc dirigé vers une gamme de la marque Malabrigo, la laine Rios.

Le coloris Plomo est difficile a décrire, c'est une couleur très nuancé, unique car chaque écheveau est teint à la main, la palette de couleur oscille entre gris et reflets bleu/violet. En définitive une laine non uni qui se révèle vraiment bien avec un point texturé ! La Malabrigo Rios est très agréable au touché car sa composition 100% merinos lui apporte une douceur incroyable.

Le mot de la fin !

Le travail de ce bonnet m'a enchanté, du début à la fin, assurèment les côtes ont étées la partie la moins amusantes, en revanche dès le premier rang du diagramme je n'ai cessé de tricoté chaque section, enchainant les rangs les uns après les autres ! Je me rends compte que ce genre de maille m'avait manqué, loin de moi l'idée de vous affirmer que je vais me mettre à tricoter, là tout de suite,  un pull entièrement en torsade mais la perspective ne me déplairait pas ! 

Et vous, vous êtes plutôt avec ou sans pompon ?

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 Tous les détails téchniques sur mon compte Raverly --> Aline Oriol .

 

Modèle : Skiff de Jared Flood/ Collection BT FALL 14.

Taille réalisée :  taille unique.

Laine : 2 écheveaux de Malabrigo Yarn Rios coloris Plomo. 

Aiguilles circluaires : n° 3,25 et n°3,75 mm et n°5 mm.

Matériel : Pompon à pression, coloris rose, Bergère de France.

 

16 janvier 2018

Celui qui avait des rangs raccourcis...

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Une nouvelle page s'est tournée...

Certes ça n'a pas été une année créative "très remplie", en effet, je n'ai pas enchainé les projets mais consciemment le choix de tricoter de manière plus réfléchi s'est imposé au fil du temps étant donné que j'attache de plus en plus d'importance à ce que chacune de mes pièces aux tricots soit portée ! Pour certaine le terme "très remplie" sera subjectif puisque sont quand même tombées de mes aiguilles plus d'une vingtaine de projets Madewell / Old romance / Liv light / Embruns / Lila light / Wood Pullover / Devlan / Skiff hat / Mawson hat ...

Et sous mon crochet huit petits amigurumis ont vu le jour !

Croyez-moi, les années précédentes, ma frénésie du tricot tournait à l'obsessionnelle et les projets défilaient les uns après les autres, sans même prendre le temps de les apprécier ! Egalement je me rend compte que j'étais plus spontané, plus enclin à suivre et à tricoter le dernier patron à la mode... Pour vous dire dernièrement, j'ai carrément boudé le point brioche, les pulls avec empiècements jacquard, la créatrice Andrea Mowry... Pourtant j'ai succombé, comme vous toutes, pour les collections tricots et les aspects de ses projets mais à chaque fois il y a quelque chose qui a retenu mon intention de...

En bref, j'ai tricoté des vêtements utiles toutefois je commence à ressentir le besoin de renouer avec la spontanéité, qui sait, cela peut me réserver de jolis moments créatifs !

Et si on parlait de ce projet ?

Le modèle Devlan de Bristol Ivy est un pull d'inspiration militaire. Des manches marteau, un petit quelques choses de vintage avec son col année quarante et une coupe ample mais féminisé avec de jolies courbes et manches ajustées. La créatrice suggère d'associer le vêtement avec des pièces boutonnées ce qui me va parfaitement puisque mon dressing est rempli de chemise.

Ce pull est l'un des plus techniques que j'ai eu à réaliser à cause de sa construction étonnante !  Définitivement on tricote en rond du début à la fin, tout du moins jusqu'aux emmanchures car le haut du dos et des devants sont travaillés partiellement à plat. La partie la plus méthodique est la construction des épaules et de l'empiècement marteau qui est formé à base de rangs raccourcis et de mailles relevées ou récupérées.

En résumé Il faut relier les épaules à l'empiècement des manches mais également au dos et devants. J'ai été stupéfaite par le nombre de fois où l'on utilise les rangs raccourcis, j'ai eu l'impression de ne faire que ça ! Si vous souhaitez vous faire la main le pull Devlan est idéal ! J’ai utilisé la méthode indiquée dans le patron pour les rangs raccourcis ( wrap & turn ) sauf pour relever les --> wraps .

Du côté des finitions ? Elles sont soignées avec un montage, rabattage tubulaire aux bas du pull, sur les poignets et le col. La bande d'encolure est a relevé une fois le pull terminé et se travaille en circulaire. Je n'ai pas respecté le modèle et ai adapté les manches à ma morphologie. Le rang de diminution a été répété seulement cinq fois, tous les vingt rangs, pour obtenir un total de 46 mailles. Cette modification me permet d'être plus à l'aise mais le changement est imperceptible.

Une info qui va faire des heureuses, le modèle est disponible à la vente au format PDF en Français sur le site web Brooklyn tweed.

C'est qui ta lainière ?

Dans mon envie de continuer à tester des qualités que je n'ai jamais tricoté, j'ai utilisé la qualité The baby Wool de We are Knitters qui m'a gentiment proposé de tester une de leur qualité. Une laine d'alpaca exceptionnellement douce, moelleuse, chaude qui maille après mailles se travaille avec facilité. J'ai aimé la finesse du brin, je signe et persiste, j'aime tricoter des laines qui n'excédent pas un certain diamètre. 

Le coloris 401 est un sublime gris, brillant et nuancé qui une fois tricoté se révèle très uniforme ! Je ne suis pas spécialement fan du côté duveteux de ce genre de composition mais sur ce projet c'est un aspect qui ne m'a pas dérangé ! Par contre, ça gratte un peu, mais comme je ne porte jamais mes tricots à même la peau...

Avec un fil peu retordu et très souple j'attendais avec impatience de voir comment la laine allait se comporter. A vrai dire plutôt bien ! Le pull a un très joli drapé maintenant la question est de savoir si le pull ne va pas se détendre !

Le mot de la fin !

J'aimerais finir cet article en vous souhaitant tous mes voeux, une belle, douce et heureuse année 2018 qui j'espère sera aussi créative que la précédente ! Je ne suis pas de celles qui prennent des résolutions, je continue de planifier, rêver à des tas de projets qui ne se concrétiseront peut-être pas mais suivre mes envies m'a toujours mené vers de jolis horizons.

Et vous, vous avez pris de bonnes résolutions ? Ou pas ?

 

Tous les détails téchniques sur mon compte Raverly --> Aline Oriol.

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Modèle : Devlan de Bristol Ivy .

Taille réalisée :  taille 3 pour obtenir un S/M.

Laine : x8 pelotes de The baby wool  (We are knitters) coloris grey. 

Aiguilles circluaires : n°3,75 mm ; n° 4 mm et n°4,5 mm.

 


17 novembre 2017

Mi fil Mi câlin.

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Rêvasser et laisser vagabonder son esprit n'est pas une perte de temps, il est bon d'imaginer l'inimaginable car c'est parfois le chemin qui nous pousse vers la créativité. De même que les idées ont souvent l'air de sortir de nulle part, d'être dû au hasard, chaque jour nous voyons des possibilités là où il n'y en a pas !

Un peu de bla bla ...

Aujourd'hui j'avais envie de vous parler d'une créatrice très inspirante, Aurélie Garcin, avec qui je travaille depuis presque un an et qui se cache derrière la marque Mi fil Mi câlin. Son univers gravite autour du fil, son maniement du crochet est redoutable et elle propose aux particuliers qui ne savent pas crocheter des créations personnalisées dans sa boutique. 

Depuis plusieurs mois j'ai  la chance de tester ses patrons d'amigurumis, d'ailleurs vous vous souvenez certainement de Comète ? Alors c'est tout naturellement que je me suis dirigé vers un de ces modèles pour réaliser un cadeau original. Ma nièce a fêté ses cinq ans et j'ai pensé qu'elle serait ravie de caliner un vrai petit arc-en-ciel ! 

Aurélie a énormément d'imagination et ses petits personnages voyagent beaucoup, de la savane à la ferme en passant même par le pôle Nord... Il y a de quoi faire des heureux(ses ) ! Une excellente nouvelle pour nous, Mi fil mi câlin a rejoint la communauté de Ravelry et ses patrons sont maintenant disponibles aux formats pdf sur la plateforme en français ou en anglais. 

Ses modèles tricots débarquent aussi sur nos aiguilles, un joli ensemble layette (cache-coeur, chaussons, bonnet et écharpe) est à paraître dans le prochain catalogue de Plassard. Les vêtements et accessoires seront disponibles en taille naissance, 3 mois et 6 mois.

On fait le point sur mes projets?

On me demande souvent le niveau requis pour crocheter un amigurumi. Mfmc étend ses patrons du niveau "intermédiaire" à "avancé", il faut une bonne maîtrise des bases comme l'anneau magique, la maille serrée ou coulée, la bride, la diminution ou augmentation...  Le livret explicatif propose des indications rangs par rangs, des schémas, photos et astuces pour guider pas à pas les crocheteuses lors de la confection du projet.

Le patron de Lily la licorne n'a pas de grandes difficultés techniques et si comme moi vous êtes débutantes confirmées vous pouvez aisément réaliser cette pétillante demoiselle. La phase la plus minutieuse est l'assemblage et avec mon côté perfectionniste j'aime que les différentes parties soient placés correctement. C'est une étape également importante quand on souhaite que le doudou est une assise correcte et tienne tout seul !

Les amigurumis à crinière demandent un petit outillage pour donner aux fils un aspect peigné/feutré. La créatrice conseille une petite brosse à picot métallique mais n'ayant pas cet accessoire sous la main, je me suis servie d'une brosse à sourcils et ça fonctionne merveilleusement bien ! Vous savez que je partage mes bonnes adresses et si vous êtes à la recherche d'yeux sécurisés de très bonne qualité je vous conseille la mercerie Sophie Créative sur Paris (77 rue Oberkampf).

Côté tricot j'ai eu la chance de tester le modèle cache-coeur ! Le vêtement est idéalement construit sans couture pour le confort des nourrissons, une attention qui tenait à coeur la créatrice. Ma photo n'est pas entièrement contractuelle, une petite modification s'est glissé sur ma version,  trois boutonnières au lieu d'une cordelette. J'ai trouvé le montage astucieux, on débute par le haut du dos couplé avec les manches puis on travaille le devant pour ensuite finir par les corps. Quant aux bas des manches, elles sont fermées à l'aide d'un grafting mais par habitude j'ai rabattu à trois aiguilles.

C'est qui ta lainière ?

Le crochet est un loisir principalement associé aux fils de coton et Aurélie travaille souvent les gammes de Phildar (phil coton 3) , Plassard (coton gong) ou Fonty (cotton club 3). Pour obtenir un résultat identique j'aime rester fidèle aux couleurs proposées initialement malgré le vrai casse-tête qui s'ensuit, surtout quand on commande sur le net ! Si vous êtes un peu perdu de ce côté-là, vous pouvez faire confiance à Aurélie qui propose à la vente des formats kits. 

Pour confectionner ma licorne j'ai pioché dans mon stock de coton Dmc, les pelotes Natura sont souvent passé entre mes mains, à tel point que je me suis créé mon propre nuancier, c'est vous dire ! Je me suis également tourné vers la marque Phildar et Scheepjes pour trouver les couleurs idéales pour la crinière de Lily. Ce dernier coton est d'ailleurs une petite nouveauté que j'ai hâte de crocheter.

Pour mon tricot layette, la gamme de chez Dmc m'a paru idéale, la laine 100 % Baby Mérinos est douce, chaude et une matière de qualité. Elle a repondu à toutes mes attentes toutefois j'ai déploré quelques noeuds dans mes pelotes. Je vous rassure le soin apporté au filage sur ses parties permet de tricoter sans couper le fil. Les coloris ne sont pas très variés mais toujours délicats et adaptés à la layette.

 Le mot de la fin !

Avec le temps je me sens de plus en plus à l'aise avec un crochet ! Être fidèle à une créatrice quand on débute est également une bonne idée car cela permet de se familiariser avec ses méthodes de montage et de choisir des modèles de plus en plus perfectionnés mais je me rends bien compte que je suis loin d'exceller dans ce domaine.

Je ne crochète pas assez souvent et j'ai un énorme défaut, je suis incapable de retenir un enchainement de maille ou une technique, ce qui me vaut à chaque fois de reprendre les bases. Et au tricot c'est pareil, je suis abonné aux notes en tous genres, j'ai des piles de calepins mais je ne désèspère pas !

Je commence à avoir une jolie petite collection de doudou Mi fil Mi Calin mais j'avoue les protéger des petites mains innocentes de la maison. Ne sont-ils pas trop mignons ? 

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Tous les détails techniques sont à retrouver sur mon compte Ravelry --> Aline Oriol .

 

01 novembre 2017

Le Gang de la Wool.

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Je suis une tricoteuse qui a appris à manier ses aiguilles en solo, derrière un écran d'ordinateur et son objectif... Ce que je trouve d'ailleurs plus facile, c'est un mode de fonctionnement totalement en adéquation avec ma personnalité puisque j'aime présenter mes tricots et non pas m'exposer. Les amies tricoteuses "pas si virtuelles que ça" font partie de mon quotidien mais dans la vraie vie je ne partage donc ma passion avec aucune autre personne, si ce n'est vous, ce qui est déjà plutôt pas mal ! Non ? 

Pourtant avec ce projet je me suis prise au jeu du gang de la wool, celui de Wool and The Gang ! C'est un peu leur leitmotiv, réunir les petites mains pour partager autour du tricot et de la laine, en somme un tricot version 2.0 qui est très connecté. Depuis le temps que vous me suivez, cinq ans et oui on a franchi ce cap, vous savez que je n'affectionne pas forcément les formats kits. Aurais-je peut-être aimé ça à mes premiers balbutiements de tricoteuses ? Certainement ! 

J'ai été contacté par le gang pour tester un de leurs kits mais l'idée ne me séduisait pas, mon kit Tartan Lion Zion ne m'a pas laissé le meilleur des souvenirs ! Ne pas rester sur un échec, persévérer et être curieuse est quelque chose qui me caractérise et puis Léa m'a rappelé que Watg ce n'est pas seulement des kits... En premier lieu c'est une chose à laquelle je ne pense jamais mais il propose également de la laine à la vente. Ce qui tombe bien puisque c'est principalement le matériel que j'utilise quotidiennement !  

Et si on parlait de ce projet ?

Après le pull Lila Light, le pull Wood et bien j'ai décidé de me lancer avec le Liv Light de Carrie Bostick Hoge aka Madder Made. Ce nouveau modèle a vraiment la patte de Carrie et reste dans la thématique de sa collection Printemps / Eté 2015  "Simple pleasures spring". 

Un modèle asymétrique, complètement blousant, constitué de mailles jersey entouré de larges bandes en point mousse qui sont placés à l'encolure et au bas du vêtement pour souligner les courbes du cardigan. 

Le cardigan n'a pas de grandes difficultés techniques, il suffit de savoir travailler des points simples comme le jersey ou point mousse et pour la technique maitriser les rangs raccourcis, relever/rabattre les mailles et les augmentations intercalaires. Comme tous les patrons de Madder ils ne sont disponibles qu'en anglais.

C'est qui ta lainière ?

Wool and the gang, himself !

Malgré ce que l'on pourrait croire, à cause de son nom "Light", le cardigan se tricote avec une laine de catégorie "Sport". La marque de fabrique du gang, leurs grosses laines péruviennes, reste encré en moi et j'ai été surprise de constater qu'il propose diverses matières comme du mohair, coton, tencel, ou jean reconditionnée. Comme quoi a bien cherché on trouve toujours son bonheur...

La qualité Sugar baby Alpaca a attiré mon attention à cause de sa finesse et de sa correspondance avec mon échantillon. J'avoue que je ne m'attendais pas à ce niveau de qualité ! Cette laine produite en très petite quantité est constitué de fibre 100% naturel Baby Alpaca. Un très beau fil, extrêmement doux, souple et duveteux qui a révélé mon modèle et apporté le drapé que je recherchais.  

On en parle de ce sublime coloris ? La couleur Moss Green est un magnifique kaki, c'est la couleur du moment ! En cours de tricotage une petite mésaventure s'est produite, une démarcation de ton s'est créé à chaque changement de pelote mais une fois le cardigan lavé, il a retrouvé toute son uniformité. Sans doute est-ce dû a une histoire de rinçage...

On fait le point tricot ?

La créatrice a choisi de construire Liv avec une technique simple mais efficace, le top down, le tricot se monte de haut en bas et sans couture. J'ai débuté ce projet avec quelques incompréhensions pour la partie "Begin raglan and center front shaping" ou comment placer les répétitions d'augmentations. Les rangs 1 et 3 se travaillent en même temps et il faut être très attentive aux explications et lire dans son intégralité cette section pour appréhender correctement le travail. 

Comme tout le monde le nombre de mailles après augmentations m'a paru disproportionné mais un autre détail m'a interpellé et porte à confusion selon moi, les indications sur le nombre de mailles se trouvant sur les aiguilles après chaque étape et pour chaque partie n'est pas toujours indiqué. Également j'ai modifié le nombre de mailles à relever pour les aisselles car je ne trouvais pas le bon compte en suivant les explications. 

J'ai rallongé le corps de quelques centimètres et pour ne pas casser la courbe des demi-devants j'ai continué les augmentations. La méthode de rangs raccourcis que j'ai choisie est les Wrap & Turn mais je ne suis pas totalement satisfaite du résultat, il va falloir que j'affine ma technique et trouve une alternative qui ne laisse aucune démarcation sur mes tricots. 

Le mot de la fin.

Ce projet était complètement improbable pour moi, pourtant c'est une belle réussite et je remercie vraiment Wool and the Gang d'avoir toqué à ma porte ! Je suis contente d'avoir été assez curieuse pour appréhender la marque sous un autre angle !

Cette fois-ci j'ai eu envie de ramener WATG dans mon univers créatif, de jouer avec mes envies et je dois dire que le résultat me plaît énormément ! J'ai été agréablement surprise par la laine et j'ai très envie de la travailler à nouveau. 

Du côté de la marque ? Je trouve qu'elle est sans cesse en mouvement et essaie de se diversifier. La gamme de laine proposée est de très belle qualité, il n'y a aucun doute à avoir la dessus !

D'ailleurs leur dernière nouveauté, des kits broderies, fera plaisir aux brodeuses et à moi par la même occasion puisque j'ai l'intention de me commander un kit, je vous en reparle très vite !

 

Tous les détails téchniques sur mon compte Raverly --> Aline Oriol.

 

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Modèle : Liv Light de Carrie Bostick Hoge.

Taille réalisée :  taille 39.

Laine : x10 pelotes de Sugar baby alpaca (Wool and the gang) coloris Moss green. 

Aiguilles circluaires : n° 3,5 et n°3,25 mm.

 

07 octobre 2017

Mawson hat .

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Dans cet article on se prépare à accueillir l'hiver comme il se doit, sans être pressé, ni enthousiasmé par la perspective d'être transi de froid... C'est une idée qui fait déjà frémir la grande frileuse que je suis, pourtant l'occasion de glisser sur les aiguilles des tonnes d'accessoires est enivrante. 

Pour affronter le froid, croyez-moi ou non, mon dressing ne déborde pas de gilet doudou ou gros pull en laine, un comble pour une tricoteuse ! Je suis le genre de fille qui préfère se couvrir de plusieurs fines couches, tel un oignon ( oui avec un " i ", mon esprit contrarié ne le voit pas autrement ! ) ! Après des années de tricot on peut se vanter de connaître ses préférences et d'avoir cerné ses besoins et les miens sont simples.

Les grosses écharpes, snoods ou autre cols ne font plus parties de ma garde-robe.  Mon cou préfère les étoles oversize ou écharpes tissées des enseignes de mode française, le tout bien sûres en acrylique. Ne me jetez pas de pierre, hein ! En revanche les bonnets en laine me passionnent toujours autant... Et vous en verrez certainement défilé quelques-uns par ici ! 

Et si on parlait de ce projet ?

En tricot se lancer dans un modèle identique n'a jamais un grand intérêt créatif. Une sensation que je pensais éprouver avec mon dernier projet tricot, le bonnet Mawson. Eh bien, j'ai eu faux sur toute la ligne puisque j'ai adoré et découvert plusieurs caractères techniques avec cet accessoire. Il ressemble à s'y méprendre au modèle Boyfriend d'Alice Hammer et pourtant il est totalement différent.

Sans pour autant reproduire le même modèle, c'est une petite astuce comme une autre pour se motiver, j'avais le souhait de me tricoter un second Boyfriend Hat. On ne va pas se le cacher, les côtes 1/1 sont déjà très ennuyeuses et longues à tricoter ! Je recherche souvent l'inspiration dans les précédentes collections de mes créateurs préférés et le modèle de Jared Flood en fait partit !

C'est qui ta lainière ?

De nouveaux fils à tricoter débarquent chez  Phildar, des matières naturelles, nobles ou étonnantes comme la gamme de laines chameau. Depuis la fermeture de ma boutique attitrée je n'ai pas pu me rendre chez l'enseigne depuis plusieurs mois. Commander sur internet ne me pose pas de problème mais toucher et voir de visu les coloris des laines me manquent terriblement. Imaginé ma joie quand j'ai reçu via le service de presse des pelotes de leurs nouvelles gammes ! 

Le bonnet Mawson se tricote avec un fil worsted, la laine Brooklyn Tweed Shelter, pourtant j'ai décidé de la substituer par le Phil baby camel de Phildar. Le fil est beaucoup plus agréable, souple et délicat.

Le Phil baby camel est composé à 100% de matières naturelles, un subtil mélange de mérinos et laine de chameau qui est reconnu pour être isolante. Le résultat donne un fil très rond, doux et l'aspect de la laine a un effet peignée. J'ai remarqué que la marque avait fait quelques changements, certaines laines sont maintenant traitées en Italie, un pays réputé pour ses filatures et son savoir-faire. C'est appréciable même si bien sûr, idéalement, on préférait qu'elles le soient en France !

Je n'ai eu d'yeux que pour la couleur vert de gris, un beau kaki grisonnant ! La gamme propose peu de coloris mais j'espère qu'elle s'étoffera la saison prochaine ou dans les mois à venir. 

On fait le point tricot ?

Mawson a la particularité d'avoir un montage invisible et flexible ( ribbed cable cast-on ), en conséquence l'accessoire à une bordure très élastique qui permet de porter le bonnet très bas dans le cou. On peut ainsi profiter joliment de sa longueur ou de manière complètement opposée le porter replier/ajuster ! Une chose que je ne peux absolument pas envisager avec mon boyfriend hat.

Grâce à un jeu de diminutions doubles le bonnet est réversible. Un aspect qui ne m'a pas paru d'un grand intérêt sauf si vous préférez les côtes  intérieures mais encore faut-il que les fils rentrés ne soient pas trop apparents. Le modèle se tricote en rond il faut donc faire attention au sens de lecture du diagramme, chaque rang est lus de droite à gauche.

J'ai été surprise de constater qu'une aiguille circulaire est nécessaire pour réaliser les diminutions doubles mais j'ai trouvé la technique vraiment intéressante. Et le résultat apporte une finition impeccable au haut du bonnet ! J'ai travaillé la version Watchcap avec un diamètre d'aiguilles plus petit (n° 3,75 mm) puisqu'un bonnet trop loose ne m'attirait pas.

Je suis absolument ravie du résultat, la laine met parfaitement les côtes 1/1 du bonnet en valeur. Il ne me reste plus qu'à le bloquer ! 

Alors, vous en pensez quoi ?

Tous les détails téchniques sur mon compte Raverly --> Aline Oriol.

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Modèle : Mawson by Jared Flood (BT Fall 16).  Version Watchcap.

Taille réalisée :  24 (h) x 38 cm (o) .

Laine : x2 pelotes Phil baby camel, coloris Vert de gris. 

Aiguilles circluaires : n° 3,75 mm.

 

30 septembre 2017

Embruns d'automne .

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Septembre n'est plus et l'automne est là, enfin ! L'impatience de changer de saison... La nature sera bientôt en dormance, les arbres se débarrasseront de leurs feuilles pour nous offrir un magnifique spectacle aux nuances ocre, orange ou rouge écarlate. Cette saison annonce les premiers froids pourtant aucune période ne m'a paru aussi flamboyante ! Je crois qu'il n'y a qu'une tricoteuse pour se réjouir ainsi !

Et si on parlait de ce projet ?

Mon empressement était elle que j'ai commencé mon projet cet été, j'ai glissé le gilet Embruns sur mes aiguilles. Si vous vous souvenez j'ai été testeuse pour Émilie et j'ai travaillé sur son patron Cocoon me. Ce gilet est la pièce tricot que j'ai le plus étrenner alors j'ai décidé de lui faire à nouveau confiance en tricotant un autre de ses modèles.

Le modèle embruns est un gilet court, de coupe asymétrique (le dos est plus long)  avec empiècement aux épaules et manches 3/4. L'encolure et ses bandes sont travaillées en côtes 3/1 et la bordure est soigneusement réalisée en i-cord, un petit détail qui a le mérite d'être souligné. L'aisance du modèle donne un effet blousant et les pans du vêtement permettent de s'y envelopper confortablement selon la taille choisie.

Je voulais une coupe intermédiaire ni près du corps ni loose. Pour me faire un avis j'ai pris l'habitude de regarder les versions tricotées sur Ravelry de chaque projet que j'envisage et ça m'aiguille vraiment pour la décision finale. Non sans une petite appréhension, je me suis lancé avec la taille S !

 C'est qui ta lainière ?

Ma dealeuse est Pretty laine, une boutique où je dégotte toujours la perle rare. Petite entorse à mes préférences, c'est-à-dire aux matières fines, la laine préconisée pour ce gilet est de catégorie DK. J'ai choisi la laine malabrigo arroyo (Sport 5-ply), une laine 100% Merino au coloris très affirmé Glitter, un nom comme celui-ci promet à mon Embruns de ne pas passer inaperçu. C'est une explosion de couleur !

Avec ce genre de laine on gagne à être connu, on revendique le tricot fait main car aucun vêtement sur le marché ne propose ce genre de chose. En vous voyant les gens vous colleront automatiquement l'étiquette "Tricoteuse". Je suis très à l'aise avec ma passion mais je n'aime pas partager ça avec tout le monde, surtout avec des personnes obtuses et pleines de préjugés...

C'est peut-être pour cela que je suis très frileuse et que je privilégie les couleurs unies. À l'achat j'ai longuement hésité, pas certaine d'assumer complètement ce coloris que j'aime tellement, il est exactement dans ma palette de couleurs ! Ah oui, en ce moment je m'intéresse beaucoup à la colorimétrie et apparemment je suis une "femme Automne" ! Tiens donc ? 

On fait le point tricot ?

La construction est vraiment particulière, le gilet se débute par le col qui se construit en deux temps. Au lieu de relever les mailles j'ai préféré utiliser une autre technique, le montage provisoire aux aiguilles. L'étape suivante englobe l'empiècement manche et dos, les raglans et la séparation des manches. C'est un jeu subtil d'augmentations et de mailles relevées qui va donner sa forme au gilet. Expliqué comme ça, ce modèle peut paraître difficile mais il n'en est rien. 

Le gilet se tricote initialement aux aiguilles n°3,5 mm mais mon échantillon n'était pas concluant, j'ai pris un diamètre supérieur  (n°3,75 mm). Embruns se découvre rapidement, ce qui est très agréable car on peut passer le vêtement et s'assurer qu'il est à la bonne taille ! Personnellement j'ai espéré qu'il prenne un peu d'aisance au blocage, lors des essayages il me paraissait trop ajusté. Entre doute et entêtement j'ai continué sur ma lancée, que voulez-vous on ne se refait pas. Et ça a payé, le blocage a fait des merveilles.

J'ai modifié le corps et rallongé de 4 cm, la longueur me plaît ainsi, ni trop court ni trop long ! La peur de manquer de matière s'est avérée injustifiée car j'ai utilisé 3,5 écheveaux. Cette petite frayeur aura eu le mérite de me faire tricoter les manches avant le corps... Et en parlant de manches, elles sont d'ailleurs plus longues que la version originale.

J'attend avec impatience vos avis... 

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Tous les détails téchniques sur mon compte Raverly --> Aline Oriol .

Modèle : Embruns de Emilie Luis (Atelier Emilie).

Taille réalisée : S .

Laine : x 3,5 écheveaux Malabrigo arroyo, coloris Glitter. 

Aiguilles circluaires : n° 3,75 mm.

 

05 septembre 2017

Mon Wood pullover !

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L'originalité n'est rien qu'une judicieuse imitation... (Voltaire)

Être inspiré est important, cela nourrie la créativité et quand il s'agit de ma passion, mon inspiration prend sa source au travers d' horizons très différents ! Et parfois il arrive tout simplement qu'on envie l'autre, un vilain défaut qui au tricot a une conséquence désastreuse d'allonger les "To do" de la parfaite petite tricoteuse. Il y a peu, la podcasteuse Paule , à présenter le modèle Wood Pullover sur sa chaîne et je dois dire que j'ai littéralement craqué !

Voilà comment ce modèle est arrivé sur mes aiguilles ! Je moutonne, Tu moutonnes...

Et si on parlait de ce projet ?

Carrie Bostick Hoge a créé ce modèle avec deux idées en tête, celle de proposer un pull cosy que l'on pourrait porter en balade mais aussi représentatif de la nature. Le Wood Pullover est donc bordé d'un joli motif "branche" sur toutes les parties  (devant, dos, manches) du pull, ce qui apporte énormément de charme à la pièce. Le pull se tricote à plat pour le devant et le dos alors que les manches sont montées en rond.

Une chose sur laquelle je ne m'étais pas attardé et je l'ai vite regretté ! Je me suis tellement habitué à tricoter des vêtements d'un seul tenant que j'ai eu l'impression de faire un bond en arrière et ça s'est répercuté sur ma manière d'aborder ce projet, la motivation n'a pas été au rendez-vous ! Pour moi le processus de construction (tricoter chaque pièce puis coudre) de ce pull a été trop long, ce qui m'a quelque peu gâché mon plaisir.

Mais le résultat n'en reste pas moins plaisant !

J'aime vraiment le soin apporter sur le haut du pull car les épaules en biais ont le mérite de mettre en valeur les courbes fines des femmes malgré la forme boxy. Le bas du pull est judicieusement précéder de quelques rangs de point mousse pour ne pas roulotter et comme dans tous les patrons de Maddermade les modèles sont proposés en deux versions pour la longueur du corps. Cette fois-ci j'ai choisi de tricoter la version longue.

C'est qui ta lainière ?

J'essaie d'élargir mon cercle de boutique de laine et là tout de suite, ça me fait penser qu' il faut que je vous fasse une petite update sur le blog concernant cette section... Bref ! J'ai renouvelé ma confiance à Laine et Tricot pour réaliser ce pull. C'est la troisième fois que j'utilise cette qualité et je suis toujours émerveillé de voir comment la laine réagit après le blocage, c'est magique ! Il s'agit de la qualité Holstgarn Supersoft 100% uld, coloris Sugarsnap.

Cette laine a pour effet d'apporter de la legèreté au pull et également un joli drapé, il ne se sent pas ! J'étais vraiment dubitative quand j'ai choisi le coloris pourtant ça a été concluant car le résultat est vraiment sympa. À voir si dans le temps, je me lasse... La couleur Sugarsnap est un faux unis, les nuances rose, blanche se fondent très régulièrement et donne un résultat homogène.

On fait le point tricot ?

Pour les coutures je n'ai pas été très original, j'ai adoré la version de Paule avec les coutures apparentes sur les côtés du corps et j'ai poussé l'idée sur toutes les parties du pull. Les épaules se dessinent grâce aux rangs raccourcis, j’ai utilisé la méthode des Wrap & Turn en prenant soin de toujours résoudre les mailles de façon invisible sur le rang endroit (jersey envers) en glissant le wrap derrière au moment de le résoudre.

Je comprends que dans un patron la créatrice prenne certaines libertés mais c'est un peu embêtant quand on vous laisse dans l'expectative, le nombre de répétitions des torsades arbres (tree cable) n'est pas indiqué en nombre de rangs mais en centimètres. Habituellement ça ne me dérange pas mais cette fois-ci jouer avec le mètre ne m'a pas plu.

Le col se peaufine avec un rang de jersey puis un rabattage, une étape que je n'ai pas trouvée utile, j'ai laissé mon col à cru et sans bande d'encolure. Loin de moi l'idée de vous démotiver mais ce pull se tricote aux aiguilles n 3,5 mm. 

La psychologie de la forme ? 

Mon pull n'a pas trop d'aisance (14 cm) , c'est un choix personnel puisque ce genre de coupe ne met pas vraiment ma silhouette en valeur. J'ai opté pour la taille 2 mais pour obtenir les bonnes dimensions j'ai tricoté la taille au-dessus. Les dimensions obtenues pour mon vêtement sont un buste de 110 cm, le corps mesure 59 cm et les manches 40 cm.

Je commence à prendre de bonne habitude quand il s'agit de choisir la taille d'un projet. Premièrement je m'arme de patience et ne me jete pas sur mes aiguilles puis je tricote mon échantillon et réalise quelques calculs. Et c'est payant ! 

Tous les détails téchniques sur mon compte Raverly --> Aline Oriol .

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Modèle : Wood Pullover de Carrie Bostick Hoge.

Taille réalisée : 47 3/4 pour obtenir un 44 1/4 .

Laine : x6 pelotes Holstgarn Supersoft 100% uld , coloris Sugarsnap.

Aiguilles circluaires : n° 3,5 mm.